La ferme de Kamakle élève le fameux boeuf wagyu

Via Terroirs
Producteurs

Du bœuf wagyu, élevé en Bresse ! À quelques 75 kilomètres de Lyon !? Voilà une journée qui commence bien ! Quelques jours plus tard, Philippe Prévost nous accueille à Kamakle, son domaine. Passionné, il élève des chevaux pour l’équitation et une soixantaine de vaches. Des charolaises, mais aussi ces fameuses vaches japonaises que l’on nomme wagyus, qu’il a fait naître il y a quelques années. Cette espèce qui produit notamment le bœuf de Kobe est très rare en France. Elle est réputée pour sa viande d’excellente qualité, tendre et fondante, mais surtout très persillée, signe de rusticité. C’est un produit unique que l’éleveur propose aux restaurants.

En France, on compte douze millions de charolaises et moins de mille wagyus. Cette viande est souvent importée d’Australie, mais la distance de transport nuit à la qualité du produit. Les japonaises qu’il élève, Philippe les a fait naître et les a vu grandir. Il s’en occupe avec une attention particulière et veille à ce qu’elles soient bien traitées, élevées avec respect dans les meilleures conditions. La ferme de Kamakle est une structure récente et spacieuse qui favorise un élevage sain, moderne et qualitatif.

La priorité de Philippe est d’avoir un produit de grande qualité, même avec les charolaises : dans la plupart des élevages, elles sont engraissées pendant trois mois. Ici, malgré le coût que cela nécessite, l’engraissement dure de six mois à un an. Par ailleurs, les wagyus s’engraissent toute leur vie, nourries comme au Japon, avec une alimentation saine : des céréales, des graines de lins, mais pas de maïs pour que le gras reste blanc. À Kamakle, on n’utilise ni OGM, ni hormones, ni antibiotiques. « Le foin est séché naturellement, avec de l’énergie solaire. En plus d’économiser de l’énergie, cela enrichit les protéines ; c’est mieux pour les animaux » nous confie l’éleveur.

« Produire de la viande de qualité en grande quantité, c’est impossible »

Philippe connait bien ses bêtes, il les élève avec passion et tient à ce qu’elles soient bien traitées. Ses produits sont de plus en plus demandés, mais il refuse de changer ses méthodes. Il préfère travailler à son rythme, quitte à faire abattre une seule vache wagyu par mois : « Produire de la viande de qualité en grande quantité, c’est impossible » affirme l’éleveur qui préfère s’appliquer à faire un vrai produit de terroir.

Les vaches qui partent à l’abattoir sont âgées de 4 à 6 ans, et ont déjà donné naissance à deux veaux. Le producteur les emmène lui-même aux abattoirs Gesler, à Hotonnes, dans l’Ain. Là encore, Philippe est attentif :  il fait en sorte que l’abattage se déroule le plus rapidement possible, dans les meilleures conditions. Grâce à ses méthodes respectueuses envers les animaux et l’environnement, la ferme de Kamakle propose un produit d’une qualité inégalable.

En travaillant dans le respect des animaux pour proposer un produit d’exception, excellent et savoureux, l’éleveur veut apporter le meilleur aux chefs à la recherche de qualité. À la ferme de Kamakle, on travaille en toute transparence : le producteur accueille les consommateurs et leur montre ses pratiques respectueuses envers des animaux élevés le plus sainement possible, dans des conditions idéales. Dans les restaurants, cette qualité locale peut être valorisée, pour les fameux boeufs wagyus comme pour les charolaises.